Retour48 Et tu es là devant moi
Et tu es là devant moi Et tu parles de toi Tes pays sont si loin. Tes images qui jouent Dans tes yeux sont si floues Que je ne sais plus très bien. Sur quelle partition, sur quel violon, se joue notre histoire. Sur quel versant, ombre, soleil couchant, va-t-on s'assoir. Et pour ne pas trop y penser Nous jouons à nous cacher Et sans pudeur à nous flatter. Et quand nous faisons l'amour A tous instants, la nuit, le jour Nous ne pensons plus à rien. Dans quel roman, dans quels tourments, finiront nos rêves Vers quelle vie, vers quels paris, cet amour nous entraîne. Et je suis là devant toi Et tu parles de moi Mais je ne reconnais plus rien. Les images qui jouent Dans nos yeux sont si floues Que le feu de l'envie s'est éteint. Vers quelles envies, contreparties, nos corps se laisseront choir Vers quels rivages, vers quels naufrages se perdront nos espoirs Et je resterai là A parler de toi Mais je n'aurai plus de refrain.